Promotion du Métier d'Ingénieur et Scientifique

Vous êtes collègien ou lycéen ? Vous voulez devenir Ingénieur ou Scientifique ?
Pour vous aider dans vos choix d'orientation, vous pouvez télécharger l'organigramme simplifié des principales filières d'accès aux métiers d'ingénieur et scientifique en suivant ce lien.

PROCHAINE RENCONTRE

Conférence de Dalila BANNOU, Inspectrice de l’Education Nationale chargée de l’information et de l’orientation à la DSDEN de la Savoie le lundi 23 septembre à 18 heures 30 à l'Hôtel Best Western / 51, rue A. Fleming à CHAMBERY.

NOS DERNIERES CONFERENCES

Les unités pifométriques

conf jc bavoilotJean-Claude BAVOILLOT nous expose avec une « bonne pincée » de sérieux et « un paquet » d’humour ce qu’il faut savoir sur les unités pifométriques.

Son exposé est très structuré et documenté. Les « Pifômes » sont classés en plusieurs catégories (de temps, de valeur, de volume, de quantité, etc.), ils sont très variables selon les individus et demandent « un bon peu » de psychologie et de « bouteille » pour être employés à bon escient.

Les 35 participants à la soirée ont passé « un sacré bon moment » et remercient chaleureusement le conférencier pour son travail « de titan » (recherche et synthèse).

Jean-Claude nous a rappelé « bon nombre » d’expressions pifométriques courantes dont nous nous servons quotidiennement pour donner de la couleur à nos récits.

Télécharger le support de la conférence logo pdf

Espace es-tu là ?

conf damien gayetPeut-on tourner sur soi-même dans un espace où l’on est seul à exister ? Le vertige que cette question suscite n’est pas que physiologique, il est dû à l’étrangeté de ce qui lie les choses à l’espace.

Les physiciens auraient pu bouder ces préoccupations métaphysiques, mais leurs théories dépendent fondamentalement de la nature de ce lien. Les mathématiciens auraient pu s’en tenir à créer de nouveaux espaces logiquement possibles, mais quelques uns avaient de la suite physique dans les idées.

Au travers d’histoires d’eau tournante, d’arpenteurs géants et d’espaces démiurges, nous jetterons une petite lumière insolite sur la lancinante question de la mathématisation de la physique.

Mathématicien spécialiste en géométrie, Damien GAYET est l'auteur de l'ouvrage "L'Invention du réel - Les dessous philosophiques de l'astronomie".

 

Télécharger le support de la conférence (première partie) logo pdf

Biomécanique de la pratique du ski alpin et du matériel et interface homme/skieur

conf hintzy

La performance sportive est multifactorielle. Elle englobe les qualités musculaires – énergétiques - psychologiques, la maitrise de la technique gestuelle et l’équipement sportif utilisé. Selon les sports, ce dernier point occupe une part plus ou moins importante. Dans le cadre du ski alpin, l’implication de l’équipement sportif dans la performance sportive est importante et croissante, puisqu’elle profite des avancées scientifiques dans des domaines variés comme les sciences des matériaux, la simulation et les modèles mathématiques et enfin la biomécanique.

Frédérique HINTZY nous a informé avec détails de l’apport de la biomécanique dans l’optimisation de la gestuelle en ski alpin.

Faute de temps, Frédérique HINTZY n'a pu nous faire partager le reste de ses recherches axées sur le matériel. Ce sera donc l'occasion de nous rencontrer de nouveau pour compléter la présentation de ses travaux.

Télécharger le support de la conférence (première partie) logo pdf

ROUSSEY & Fils ou la réussite d'une PMI savoyard

conf roussey

En France, il est très fréquent d’entendre parler de «haute technologie» lorsqu’on évoque le milieu industriel

Aussi, rares sont ceux qui mettent en évidence les démarches et les résultats de ces milliers de petites entreprises qui font dans la «moyenne» voir la «basse technologie». Celles qui assurent de l'emploi et des devises, celles dont l'Allemagne, la Suisse, pour ne citer qu’elles, se satisfont pour conforter leur balance commerciale.

L’entreprise ROUSSEY est l'une de ces petites entreprises qui besognent admirablement, en silence, pour le bonheur de ses employés et du tissu savoyard.

Didier ROUSSEY  nous a présenté avec beaucoup d'enthousiasme l’histoire de son entreprise, ses réussites et ses projets.

Pour cloturer cette rencontre, Didier ROUSSEY avait pris soin d'apporter de la charcuterie fine afin que chacun s'essaye au maniement des trancheuses présentées !

Télécharger le support de la conférence logo pdf

Le coeur artificiel... un mythe qui devient réalité

conf boyerLe lundi 18 mars 2019, 35 membres de l’UDISS assistaient à la conférence de Jean-Pierre Boyer. Cette conférence était organisée dans le cadre des journées nationales JNI de l’IESF

Jean-Pierre Boyer, retraité et ancien professeur du lycée Monge, nous a apporté un témoignage personnel sur les progrès de la médecine pour traiter les maladies cardiovasculaires. Récemment opéré, il vit normalement grâce à une turbine implantée dans le cœur.

De nombreux centres de recherche travaillent au perfectionnement de ces appareils et on prévoit que, dans une dizaine d’années, ces dispositifs seront aussi répandus que le pacemaker...

Jean-Pierre Boyer nous a présenté tout d’abord une vue d’ensemble sur les maladies et les accidents cardiovasculaires en France et les solutions d’appareillage actuelles. Il nous a parlé aussi de sa propre expérience, des successions d’accidents cardiaques qu’il a subies entre 2004 et 2016 jusqu’à l’implantation du cœur artificiel HeartMate II au CHU de Grenoble.

Cette conférence était exceptionnelle tant par le niveau des informations techniques fournies que par le courage et la philosophie de vie dont Jean-Pierre Boyer a fait preuve.

Télécharger le support de la conférence logo pdf

 

NOS DERNIERES VISITES D'ENTREPRISE

Visite du centre de supervision urbain (CSU)

pperezLes membres de l’UDISS ont été invités le mardi 9 avril 2019 par Pierre PEREZ (adjoint au maire de Chambéry en charge de l'administration générale, de la prévention et de la sécurité) à visiter la salle opérationnelle du Centre de Supervision Urbain de la police municipale.

Opérationnel depuis octobre 2017, ce centre dispose de multiples écrans, transmettant en permanence les images des nombreuses caméras installées sur les secteurs les plus sensibles de Chambéry.

Sept opérateurs (formés spécifiquement à ce type de surveillance) encadrés par un responsable, se relaient nuit et jour et déclenchent des alertes régulièrement. Sur un mur équipé de 21 écrans de 55 pouces, ces opérateurs suivent en direct les images transmises par les 63 caméras de vidéo protection. Cet outil aide quotidiennement les policiers et gendarmes dans la lutte contre la délinquance et le taux de résolution des affaires qu’ils ont à traiter a fortement augmenté.

Ces images permettent aussi de signaler aux pompiers un malaise ou un feu, de voir des auteurs de dégradations et de les confondre immédiatement. Sous peu il sera possible aussi de verbaliser par vidéo et de gérer en direct les bornes d'accès aux secteurs reservés.

Ce centre pourra traiter dans le futur les images transmises par les installations d’autres communes, et d’autres équipements vidéo tels que ceux équipant les bus, les parkings ou les immeubles des bailleurs sociaux. Il est dimensionné pour accueillir à terme entre 200 et 250 caméras.

Les réquisitions judiciaires pour les images des caméras de surveillance sont passées de 47 en 2013 à 310 en 2018 et continuent de progresser en 2019. Le Centre est devenu un élément vital pour la police chambérienne : des réseaux de trafic de drogue sont régulièrement démantelés et des interventions sur des actes violents permettent des interpellations immédiates. La pause de caméras a permis de contrôler et faire diminuer la délinquance dans certains quartiers. Une dizaine de caméras sera installée en 2019 dans le quartier du Biollay. L'entretien et l'installation de nouvelles caméras coûtent 160 000 euros par an à la ville.

Les enregistrements sont conservés quinze jours. Un PC de crise permet de regrouper sur place les forces de l'ordre, police nationale et gendarmerie, les secours, pompiers et sécurité civile ainsi que les représentants de la justice.

Les 33 participants ont été enchantés par leur visite et très impressionnés par la modernité des équipements du centre ainsi que par l’efficacité de ce dispositif. Ils expriment leurs vifs remerciements à Pierre Perez.

ST Microélectronics

st microelectronicsSite gigantesque, ST Microélectronics emploie 4 000 personnes à Crolles et 2 000 à Grenoble. Chiffre d’affaires de 9 milliards d’euros.

Entreprise à la fois à accès très sécurisé et très organisée pour les visites (les photos interdites).

Les composants électroniques fabriqués à partir de lingots de silicium sont présents partout dans notre vie quotidienne : chacun d’entre nous utilise en moyenne 250 fois par jour un composant ST Microélectronics.

Parcourant un couloir vitré, nous avons vu la « salle blanche » dans laquelle sont fabriquées les « puces ». Cette salle est 100 fois plus « propre » (nombre de particules par mètre cube) qu’un bloc opératoire à l’hôpital. Ceci grâce à un flux d’air filtré pulsé de haut en bas et renouvelant l’air de la salle toutes les 10 secondes. La consommation électrique importante (égale à celle de la ville de Grenoble) est le prix à payer pour cette pureté.

La fabrication est très automatisée et le personnel, très occupé à la maintenance préventive du matériel, est équipé de masque, lunettes, combinaison étanche, cagoule et sur-bottes.

Centre de sécurité du Tunnel du Fréjus

Fonderie de cloches PACCARD à Sévrier

Mr Paccard, le PDG de l’entreprise, nous accueille dans l’atelier d’accordage des cloches afin de nous montrer des cloches presque terminées (il manque le battant et l’anneau de suspension). Elles sont accordées à l’aide d’un tour vertical jusqu’à l’harmonique d’ordre 5 par enlèvement de métal à l’intérieur. Pas le droit à l’erreur car il est impossible de rajouter du métal !

L’entreprise Paccard fait partie des 3 ou 4 fondeurs accordant ses cloches sur les 90 mondiaux.

Si l’accordage est secondaire pour une cloche unique, la note fondamentale étant donnée par la forme et la dimension, il devient indispensable pour qu’un carillon sonne juste, les harmoniques de l’une étant la fondamentale d’une autre. La précision atteinte est de 3/100ème de demi ton. Les instruments d’accordage utilisés sont passés de l’oreille à l’oscilloscope en passant par le diapason.

Puis, passage à l’atelier de fonderie pour assister à la coulée. Le métal, l’airain, est un alliage 78 Cu/22 Sn. Il est porté à 1200°C dans un four. Après dégazage, les vapeurs, initialement jaunes, deviennent vertes.

Le creuset est extrait du four et le métal est versé dans le moule en sable et à cire perdue. Le prêtre qui a commandé la cloche pour son église bénit le métal et prie pour tous les fidèles de sa paroisse.

La combustion de la cire provoque des flammes très vives qui s’éteignent quand le métal a pris toute la place de la cire : la coulée est terminée. L’excédent de métal est versé dans des lingots destinés à la cloche suivante. Il reste à attendre le refroidissement, qui, comme chacun sait, prend « un certain temps » avant de casser le moule.

Tout le groupe de visiteurs est ensuite invité à un récital : Mme Paccard, chanteuse professionnelle, accompagnée par le carillon Paccard(Photo ci-dessus) nous enchante avec un répertoire varié allant du gospel à la chanson d’amour pour finir superbement avec un Ave Maria et un Requiem . La visite se termine par le musée, où l’on voit une photo de la plus grosse cloche mondiale (33285kg), fabriquée par Paccard et expédiée aux USA pour le passage à l’an 2000, puis la boutique qui propose des cloches plus modestes...

Nous remercions chaleureusement Jean-Pierre VITTOT, Maitre Carilloneur de Chambéry, et membre de l'UDISS pour l'organisation de cette visite.

Usine de pâtes alimentaires "la Pasta" à Saint-Jean de Maurienne

Visite de La Pasta à Saint Jean de Maurienne le jeudi 5 avril 2018.

Mr Guillaume Fabrocini ; le PDG (« celui qui gère les emmerdes ») de l’entreprise nous accueille devant une carte de la Savoie-Piémont où apparaissent les spécialités gustatives de ces deux régions jumelles réunies par le tunnel du Mont-Cenis, clé de nombreux échanges.

Savez-vous que les crozets ne sont pas des pâtes car ils sont fabriqués avec du blé tendre, alors que les pâtes sont faites de blé dur ? Et aussi que le safran des Huretières est toujours récolté à la main ? Que le métier de vermicellier est né à St Jean de Maurienne sous l’influence de l’immigration italienne ? Que l’origine des pâtes n’est peut-être pas chinoise, mais arabe (les lasagnes viennent des « lazania » du Maghreb) ? Que les ravioles de la Drôme, à base de fromage et d’herbes locaux ont été « inventés » par des immigrés italiens qui ne trouvaient pas les 3 viandes nécessaires à la confection de leurs ravioli nationaux ? Et encore comment obtenir un spaghetto qui retient la sauce tomate ? Il faut extruder avec une tréfileuse en bronze qui abrase la surface, naturellement lisse.

Pour faire des pâtes, il faut de la farine et de l’eau. La pâte obtenue est extrudée ou laminée puis découpée. Chez Pasta & Aromi, tous les ingrédients sont naturels (safran, cèpes...) Ce qui lui a valu le statut d’« Artisan » et le logo « a »

Pasta & Aromi a repris en 2005 la tradition de la famille Bozon-Verduraz, fondatrice.

Après cette présentation par Mr Fabronici, nous avons visité la boutique, admiré des photos anciennes ainsi que des boites de pâtes « La Lune » et autres. Pasta & Aromi commercialise aussi « soupe de Mai », Panettone, produits bio, polenta, crozets, risotto, gâteaux, chocolats, vin de Maurienne, etc...

L’usine, qui produit 2 tonnes de pâtes quotidiennement, est visitable certains jours de fabrication. Boutique-musée ouverte du mardi au samedi de 10h à 12h et de 14h à 19h.

Vous pouvez retrouver l'intégralité de nos visites et conférences en suivant ce lien.