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DERNIERES CONFERENCES

Retrouvez le résumé et le support des conférences (si disponible) en cliquant sur chaque item

Trains et voitures à hydrogène : de qui se moque-t-on ? Du rêve sympathique... ... à la dure réalité

conf gayAu-delà du rêve sympathique de rouler avec de l’eau (d’où serait issue l’hydrogène) et de restituer de l’eau (après combinaison avec de l’oxygène), des horreurs techniques et économiques apparaissent rapidement pour un esprit critique qui creuse le sujet.

Et ce qui apparaît montre la stupidité de la voie H2 pour le transport terrestre (ferroviaire ou routier).

Nous n’aborderons pas l’aéronautique « Hydrogène », tout aussi stupide, et qui pourrait faire l’objet d’une conférence particulière, ni le transport maritime où peuvent exister des cas particuliers.

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Ma carrière à Arianespace de 1985 à 2019, les jobs, les challenges, les difficultés et les joies, les anecdotes, les politiques...

conf bretonJ. Breton débute sa carrière en 1980 chez Dassault-Bréguet Aviation.

En 1985, il rejoint Arianespace comme responsable du support technique au sein de la division Marketing et Ventes. En tant que vice-président ingénierie et production, il participe au démarrage de Starsem, la société en charge de la commercialisation des lancements de Soyouz à Baïkonour.

En 1999, il est affecté à la filiale d’Arianespace à Washington, D.C., où il supervise le marketing et les ventes des services de lancement sur le marché américain.

De 1999 à 2003, en tant que directeur de l’ingénierie, il assure la liaison technique entre les clients et les industriels aux États-Unis, tout en participant aux ventes et au marketing dans la région, ainsi qu’à la commercialisation des services européens pour la Station spatiale internationale (ISS). Il retourne ensuite au siège de l’entreprise à Évry, en France, comme responsable du support technico-commercial.

J. Breton est diplômé de l'ENSAM Bo174, célèbre école d'ingénieurs, avec un cursus spécialisé en ingénierie aérospatiale à l'Ecole Spéciale des Travaux Aéronautiques.

Faire face aux cyber menaces

conf j hebrardDans un monde de plus en plus numérisé, les particuliers, les entreprises et les Etats font régulièrement l'objet d'attaques informatiques. Après avoir défini la menace cyber et les risques encourus la conférence permettra de faire un panorama des cybermenaces, de voir comment s'en prémunir, de faire le point de bonnes pratiques, et enfin d'identifier les acteurs du secteur.

Le Général Jacques Hébrard est ingénieur de l'Ecole de l'Air et titulaire du diplôme postgrade de criminalistique chimique de l'Université de Lausanne et lauréat de cette université. Il a été en outre de 1996 à 2008 expert inscrit près la Cour d'appel de Paris. Il est officier de la Légion d'Honneur (2012) et Commandeur de l'Ordre National du Mérite (2016).

Il a créé et commandé de 2011 à 2015 le Pôle Judiciaire de la Gendarmerie Nationale qui regroupe l'IRCGN (Institut de Recherche Criminelle de la Gendarmerie Nationale), le SCRC (Service Central de Renseignement Criminel), le C3N (Centre de lutte Contre la Criminalité numérique) et l’OCSTI (Observatoire Central des Systèmes de Transport Intelligent).

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Les Gustins Summer School, compte-rendu, retour d'expérience et morceaux choisis

conf gustinsL’école d’été de Physique Mathématique des Gustins est une initiative soutenue par IESF-SA.

Cette école auto-gérée s’adresse à des jeunes chercheurs en physique et mathématique désirant discuter de sciences dans un cadre informel. Elle est également ouverte aux étudiants intéressés, les exposés étant prévus pour être accessibles à partir du niveau L3/M1. La conférence a lieu chaque année depuis 2020 dans une grange aménagée sur les hauteurs du lac d'Aiguebelette, à proximité de Chambéry.

La 6e édition aura lieu du 4 au 11 août 2025.

Trois participants présenteront :

  • Le fonctionnement et les productions de l’école ;
  • Une mini conférence expérimentale (Benjamin Apffel, EPFL) : Toute la physique dans une tasse à café (extrait) ;
  • Un compte-rendu d’un an comme mathématicien invité à l’université de Pékin (Marc ABBOUD, université de Neuchatel) : les tribulations d’un mathématicien en Chine.

Site web : https://www.lesgustins-summerschool.fr/index.html

Une année à Dumont d’Urville...

leguiniecLes Terres Australes et Antarctiques Françaises (TAAF) regroupent plusieurs sites (Iles Eparses, Kerguelen, Crozet, St Paul et Amsterdam, Terre Adélie) classés en réserve naturelle et inscrits au patrimoine mondiale de l’UNESCO.

Les chefs de district sont les représentants du préfet, administrateur supérieur des TAAF, dans les différents territoires qui composent la collectivité. Leur rôle prioritaire est de diriger les bases australes et antarctiques. En liaison permanente avec les services centraux des TAAF installés à Saint-Pierre de la Réunion qui leur apportent le soutien juridique, administratif, social ou technique nécessaire, ils y assurent, par délégation du préfet, des missions de souveraineté et de suivi de la bonne exécution des programmes logistiques, scientifiques et de préservation de l’environnement.

Laurent Le Guiniec a ainsi dirigé pendant un an la base scientifique Dumont d’Urville qui accueille environ 80 personnes entre novembre et février, puis une vingtaine pendant les huit mois d’hivernage. Pendant cette période la base est totalement isolée et inaccessible aux navires. Les hivernants doivent affronter un climat rude mais avec le privilège d’observer quotidiennement les manchots empereurs et des paysages magnifiques.

La Terre Adélie a pour particularité d'être une « réserve consacrée à la paix et à la science ». La principale mission de Laurent Le Guiniec était donc que chaque scientifique puisse mener à bien sa mission dans de bonnes conditions. Et si à l'extérieur, l'immensité à perte de vue vous engloutit, dans la base, la promiscuité est le maître mot...

L’aménagement du Lesotho Highlands et le Barrage de Katse

conf hurautL’aménagement du Lesotho Highlands, dont le but est de fournir une part de l’alimentation en eau de la région de Johannesburg en Afrique du Sud, est particulièrement intéressant par son aspect technique d’une part, avec des ouvrages exceptionnels, mais aussi par les conditions institutionnelles de son développement dans le cadre d'un traité international parrainé par la Banque Mondiale, par le contexte géopolitique de l'époque et son évolution au cours de l’avancement du projet, et l'ajustement dans le temps des phases finales du projet avec ses derniers ouvrages en cours de construction actuellement.

Jean Paul Huraut, Ingénieur Arts et Métiers, a consacré toute sa carrière aux études et à la réalisation de nombreux ouvrages hydrauliques dans diverses régions du monde, principalement dans le cadre du bureau d’ingénierie grenoblois Sogreah où il a été directeur technique du département « Barrages et Aménagements Hydroélectriques », puis maintenant en tant que consultant indépendant.

La nouvelle station spatiale internationale Starlab

conf naireLa Station Spatiale Internationale (ISS), un chapitre clé de l'exploration spatiale, arrivera en 2030 à la fin de sa mission. La NASA, en collaboration avec ses partenaires internationaux et commerciaux, se prépare à franchir une nouvelle étape avec des projets ambitieux pour maintenir une présence humaine continue en orbite basse terrestre. Parmi ces initiatives, le programme commercial LEO Destinations vise à construire une infrastructure durable et innovante.

Zoom sur Starlab : une station spatiale pour l'avenir
· Dimensions et capacité : Starlab disposera d'un module unique de grande taille capable d'accueillir simultanément jusqu'à quatre astronautes, avec une surface habitable optimisée et des laboratoires de pointe.
· Technologie innovante : le coeur de la station repose sur un système de support-vie autonome, un segment de recherche modulaire et des panneaux solaires à haute efficacité.
· Objectifs programmatiques : en partenariat avec des acteurs privés, Starlab prévoit son lancement dès 2028 pour assurer une transition harmonieuse après l'ISS.

Raphael Naire est Ingénieur en mécanique et energétique, diplômé de l'ENSIAME (anciennement École Nationale Supérieure d'Ingénieur en Mécanique et Énergétique de Valenciennes.
Il est ingénieur produit principal chez Airbus Defence ans Space et vous présentera en exclusivité Starlab, un projet révolutionnaire auquel il contribue directement en tant qu'ingénieur système de la structure de l'habitat.

Vous pouvez retrouver l'intégralité de nos conférences en suivant ce lien.

VISITES D'ENTREPRISE / EVENEMENTS

Visite d'ITER

iter8Nous étions dix-sept adhérents de l’IESF Sillon Alpin à visiter le site ITER, à l’intérieur, transportés par car (payé par l’association) pour découvrir la géographie et les différents bâtiments et pour certains d’entre eux y pénétrer.
Le site a une surface de 140 ha dont 80 environ pour la machine nommée Tokamak.
Y travaillent 4000 personnes dont environ les trois quarts en services postés.
D’autres sources indiquent 180 hectares et 3000 personnes.
Ce projet est porté par l’Europe, le Japon, la Corée du Sud, la Chine, l’Inde, la Russie, les États-Unis, soit trente-trois pays.
L'objectif principal d'ITER est, je cite :
[de générer des « plasmas en combustion », et d'en comprendre le comportement. Dans un plasma en combustion, l'énergie libérée par le noyau d'hélium issu de la réaction de fusion deutérium-tritium est suffisante pour entretenir la température du milieu. ITER doit également mettre en oeuvre et assurer l'intégration de l'ensemble des technologies essentielles au fonctionnement d'un réacteur de fusion industriel (aimants supraconducteurs, télémanipulation en milieu extrême, extraction de puissance, etc.). Le programme doit en outre valider la production au sein même de la machine du tritium indispensable].
Dans un ensemble isolé de l’extérieur, un plasma composé de deutérium et de tritium, monté en très haute température (150 millions de degrés Celsius – le soleil 15 millions) et maintenu dans cet état, dans lequel la fusion des noyaux de ces deux éléments en un troisième, l’hélium, dégagera de la lumière, de la chaleur et des neutrons à l’horizon 2034. Ces derniers seront récupérés et utilisés pour la production d’électricité dans une phase ultérieure et plus lointaine.
Découverte des bâtiments, des structures et dimensions de ce projet.
Plusieurs bâtiments proches de celui de la machine, dont certains accolés pour les différentes opérations de fabrication de plasma par envoi de noyaux, de chaleur pour faciliter l’augmentation de celle-ci, de refroidissement, etc.
Je me dois de signaler que je n’ai pas eu le temps de prendre toutes les notes voulues pour les bâtiments annexes et je passerai sur les noms de chacun, veuillez m’en excuser (matières, refroidissement, chaleur, récupération, électricité, etc.). Les citations se faisant durant la circulation du car et les bruits et vibrations divers ont été gênants. Cependant nous avons pu observer depuis nos places, les trois trous dans le béton du bâtiment du réacteur, qui serviront à acheminer le tritium jusqu’au tokamak en provenance d’un autre édifice, à construire, qui fabriquera cet élément avant que le réacteur ne le produise lui-même. Observés aussi les systèmes d’aéro-refroidissement ainsi que la coupole, sous bâche blanche actuellement, qui sera le dôme du réacteur, soit comme couverture, soit comme étant l’aimant du sommet du tokamak permettant de maintenir la hauteur du plasma, sans la bâche dans les deux cas (je penche pour le premier cas).
Le bâtiment dans lequel nous avons pu avoir une idée concrète de la machine a principalement retenu notre visite (et l’attention du photographe du groupe), là où est construit ce tokamak (la forme d’un tore, une couronne à section circulaire, un donut’s !). Cette machine sera déplacée dans le bâtiment définitif, jouxtant le premier (bâtiments reconnaissables par leur hauteur sur la brochure qui nous a été remise).
Soixante mètres de hauteur pour tous les niveaux, pour le tokamak qui en fera dix-sept, d’une largeur de dix-huit mètres, entouré par vingt-quatre aimants maintenant le plasma entre les parois, sans qu’il y ait de contact, hormis des neutrons récupérés pour la production d’électricité, ultérieurement. Un vingt-cinquième aimant ayant la même utilisation sera le « pivot central » du tore nommé solénoïde, sorte de mat fixe et tout aussi haut que la machine (visible sur les photos jointes). Le tokamak a une masse d’environ vingt-trois-mille tonnes.
Les pièces nécessaires à cette construction sont expédiées depuis les pays participants et pour les plus volumineuses ainsi que pour celles à particularités techniques, leur fabrication se fait sur le site par délégation des dits pays.
Dans les quelques photos jointes à ce texte, vous pouvez voir ce qu’est un individu dans la hauteur du hall de construction, minuscule tâche jaune vers le centre et à droite dans le gris des pièces alentour.
Sera visible une portion d’un quart de tokamak (les 2/12ème) sorte d’amande vide et le solénoïde (mat vertical) pour exprimer le gigantisme de l’installation.
L’ensemble des lieux visités est bardé de capteurs, de caméras, de sondeurs, d’appareil d’analyse, etc., l’activité mesure sera une des composantes majeures dans le but d’expérimentation et de réduction au minium des ouvertures de la machine à dessein de vérification et réparation. Un bâtiment entier du site sera dédié à cette activité de mesure et de contrôle. Je crois me rappeler que nous avons rencontré son dirigeant (ou futur dirigeant).
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Visite de l'ONERA

onera 2025Visite guidée des souffleries de recherches Aérospatiales du centre de Modane Avrieux.

Jeudi 3 avril 2025 un groupe de 13 participants IESF-SA visitait le Centre ONERA de Modane Avrieux.

L’ONERA (Office National d’Étude et de Recherches Aérospatiales) est un acteur central de la recherche aéronautique et spatiale. Tous les grands programmes aérospatiaux civils et militaires en France et en Europe ont fait des essais dans le centre de recherches aérospatiales de l’ONERA : Ariane, Airbus, Falcon, Rafale, missiles, hélicoptères, moteurs, radars…

Accompagnés d’ingénieurs et techniciens du Centre nous avons visité les infrastructures des grandes souffleries d’Avrieux simulant des écoulements allant des vitesses subsoniques aux vitesses hypersoniques (même Mach 12 pendant durant quelques dizaines de secondes !).

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VISITE du Laboratoire d’Annecy de Physique des Particules

Le 22 novembre 2022, 30 participants ont profité d’un excellent accueil de Mme Claire Adam BOURDARIOS qui nous a présenté avec passion les principaux axes de recherche présentés dans l’espace Découvertes EUTOPIA.

Une fois de plus nous avons été confrontés à immensité de l’univers dont nous ne connaissons qu’une infime partie : 5% ???

Des informations sont disponibles sur le site EUTOPIA en suivant ce lien.

visite lapp2

Fête de la science 2020

Malgré le contexte sanitaire, cette année encore nous avons participé en collaboration avec l’association EDICO de Damien PERRIER et Samuel BERNARDET à cette manifestation. Les visiteurs ont pu découvrir nos actions et apprécier les démonstrations de contrôle d’un ordinateur par la pensée d’EDICO,

Samuel BERNARDET a présenté les différents projets en cours de cette association en collaboration avec Damien PERRIER qui était présent en visio-conférence.Enfin, Joseph DEFRETIN, docteur-ingénieur grenoblois, a présenté un nouveau système de suivi oculaire innovant par simple webcam et intelligence artificielle ... développé au sein de l’entreprise Probayes à Grenoble.

Cette édition se déroulait au centre des congrès du Manège où plusieurs stands étaient particulièrement intéressant comme par exemple celui du Laboratoire Souterrain de Modane ou celui de Jean Jacques MILLET, paléoanthropologue.

 

Visite du centre de supervision urbain (CSU)

pperezLes membres de l’UDISS ont été invités le mardi 9 avril 2019 par Pierre PEREZ (adjoint au maire de Chambéry en charge de l'administration générale, de la prévention et de la sécurité) à visiter la salle opérationnelle du Centre de Supervision Urbain de la police municipale.

Opérationnel depuis octobre 2017, ce centre dispose de multiples écrans, transmettant en permanence les images des nombreuses caméras installées sur les secteurs les plus sensibles de Chambéry.

Sept opérateurs (formés spécifiquement à ce type de surveillance) encadrés par un responsable, se relaient nuit et jour et déclenchent des alertes régulièrement. Sur un mur équipé de 21 écrans de 55 pouces, ces opérateurs suivent en direct les images transmises par les 63 caméras de vidéo protection. Cet outil aide quotidiennement les policiers et gendarmes dans la lutte contre la délinquance et le taux de résolution des affaires qu’ils ont à traiter a fortement augmenté.

Ces images permettent aussi de signaler aux pompiers un malaise ou un feu, de voir des auteurs de dégradations et de les confondre immédiatement. Sous peu il sera possible aussi de verbaliser par vidéo et de gérer en direct les bornes d'accès aux secteurs reservés.

Ce centre pourra traiter dans le futur les images transmises par les installations d’autres communes, et d’autres équipements vidéo tels que ceux équipant les bus, les parkings ou les immeubles des bailleurs sociaux. Il est dimensionné pour accueillir à terme entre 200 et 250 caméras.

Les réquisitions judiciaires pour les images des caméras de surveillance sont passées de 47 en 2013 à 310 en 2018 et continuent de progresser en 2019. Le Centre est devenu un élément vital pour la police chambérienne : des réseaux de trafic de drogue sont régulièrement démantelés et des interventions sur des actes violents permettent des interpellations immédiates. La pause de caméras a permis de contrôler et faire diminuer la délinquance dans certains quartiers. Une dizaine de caméras sera installée en 2019 dans le quartier du Biollay. L'entretien et l'installation de nouvelles caméras coûtent 160 000 euros par an à la ville.

Les enregistrements sont conservés quinze jours. Un PC de crise permet de regrouper sur place les forces de l'ordre, police nationale et gendarmerie, les secours, pompiers et sécurité civile ainsi que les représentants de la justice.

Les 33 participants ont été enchantés par leur visite et très impressionnés par la modernité des équipements du centre ainsi que par l’efficacité de ce dispositif. Ils expriment leurs vifs remerciements à Pierre Perez.

ST Microélectronics

st microelectronicsSite gigantesque, ST Microélectronics emploie 4 000 personnes à Crolles et 2 000 à Grenoble. Chiffre d’affaires de 9 milliards d’euros.

Entreprise à la fois à accès très sécurisé et très organisée pour les visites (les photos interdites).

Les composants électroniques fabriqués à partir de lingots de silicium sont présents partout dans notre vie quotidienne : chacun d’entre nous utilise en moyenne 250 fois par jour un composant ST Microélectronics.

Parcourant un couloir vitré, nous avons vu la « salle blanche » dans laquelle sont fabriquées les « puces ». Cette salle est 100 fois plus « propre » (nombre de particules par mètre cube) qu’un bloc opératoire à l’hôpital. Ceci grâce à un flux d’air filtré pulsé de haut en bas et renouvelant l’air de la salle toutes les 10 secondes. La consommation électrique importante (égale à celle de la ville de Grenoble) est le prix à payer pour cette pureté.

La fabrication est très automatisée et le personnel, très occupé à la maintenance préventive du matériel, est équipé de masque, lunettes, combinaison étanche, cagoule et sur-bottes.

Centre de sécurité du Tunnel du Fréjus

Fonderie de cloches PACCARD à Sévrier

Mr Paccard, le PDG de l’entreprise, nous accueille dans l’atelier d’accordage des cloches afin de nous montrer des cloches presque terminées (il manque le battant et l’anneau de suspension). Elles sont accordées à l’aide d’un tour vertical jusqu’à l’harmonique d’ordre 5 par enlèvement de métal à l’intérieur. Pas le droit à l’erreur car il est impossible de rajouter du métal !

L’entreprise Paccard fait partie des 3 ou 4 fondeurs accordant ses cloches sur les 90 mondiaux.

Si l’accordage est secondaire pour une cloche unique, la note fondamentale étant donnée par la forme et la dimension, il devient indispensable pour qu’un carillon sonne juste, les harmoniques de l’une étant la fondamentale d’une autre. La précision atteinte est de 3/100ème de demi ton. Les instruments d’accordage utilisés sont passés de l’oreille à l’oscilloscope en passant par le diapason.

Puis, passage à l’atelier de fonderie pour assister à la coulée. Le métal, l’airain, est un alliage 78 Cu/22 Sn. Il est porté à 1200°C dans un four. Après dégazage, les vapeurs, initialement jaunes, deviennent vertes.

Le creuset est extrait du four et le métal est versé dans le moule en sable et à cire perdue. Le prêtre qui a commandé la cloche pour son église bénit le métal et prie pour tous les fidèles de sa paroisse.

La combustion de la cire provoque des flammes très vives qui s’éteignent quand le métal a pris toute la place de la cire : la coulée est terminée. L’excédent de métal est versé dans des lingots destinés à la cloche suivante. Il reste à attendre le refroidissement, qui, comme chacun sait, prend « un certain temps » avant de casser le moule.

Tout le groupe de visiteurs est ensuite invité à un récital : Mme Paccard, chanteuse professionnelle, accompagnée par le carillon Paccard(Photo ci-dessus) nous enchante avec un répertoire varié allant du gospel à la chanson d’amour pour finir superbement avec un Ave Maria et un Requiem . La visite se termine par le musée, où l’on voit une photo de la plus grosse cloche mondiale (33285kg), fabriquée par Paccard et expédiée aux USA pour le passage à l’an 2000, puis la boutique qui propose des cloches plus modestes...

Nous remercions chaleureusement Jean-Pierre VITTOT, Maitre Carilloneur de Chambéry, et membre de l'UDISS pour l'organisation de cette visite.

Usine de pâtes alimentaires "la Pasta" à Saint-Jean de Maurienne

Visite de La Pasta à Saint Jean de Maurienne le jeudi 5 avril 2018.

Mr Guillaume Fabrocini ; le PDG (« celui qui gère les emmerdes ») de l’entreprise nous accueille devant une carte de la Savoie-Piémont où apparaissent les spécialités gustatives de ces deux régions jumelles réunies par le tunnel du Mont-Cenis, clé de nombreux échanges.

Savez-vous que les crozets ne sont pas des pâtes car ils sont fabriqués avec du blé tendre, alors que les pâtes sont faites de blé dur ? Et aussi que le safran des Huretières est toujours récolté à la main ? Que le métier de vermicellier est né à St Jean de Maurienne sous l’influence de l’immigration italienne ? Que l’origine des pâtes n’est peut-être pas chinoise, mais arabe (les lasagnes viennent des « lazania » du Maghreb) ? Que les ravioles de la Drôme, à base de fromage et d’herbes locaux ont été « inventés » par des immigrés italiens qui ne trouvaient pas les 3 viandes nécessaires à la confection de leurs ravioli nationaux ? Et encore comment obtenir un spaghetto qui retient la sauce tomate ? Il faut extruder avec une tréfileuse en bronze qui abrase la surface, naturellement lisse.

Pour faire des pâtes, il faut de la farine et de l’eau. La pâte obtenue est extrudée ou laminée puis découpée. Chez Pasta & Aromi, tous les ingrédients sont naturels (safran, cèpes...) Ce qui lui a valu le statut d’« Artisan » et le logo « a »

Pasta & Aromi a repris en 2005 la tradition de la famille Bozon-Verduraz, fondatrice.

Après cette présentation par Mr Fabronici, nous avons visité la boutique, admiré des photos anciennes ainsi que des boites de pâtes « La Lune » et autres. Pasta & Aromi commercialise aussi « soupe de Mai », Panettone, produits bio, polenta, crozets, risotto, gâteaux, chocolats, vin de Maurienne, etc...

L’usine, qui produit 2 tonnes de pâtes quotidiennement, est visitable certains jours de fabrication. Boutique-musée ouverte du mardi au samedi de 10h à 12h et de 14h à 19h.